Dear Brothers and Sisters, Today we unite ourselves to the whole Church in celebrating the descent of the Holy Spirit—the fulfillment of the Paschal Mystery of Christ and the beginning of the Church’s mission in the world. In a particular way, we commend to God our religious family and the mission of the Congregation of the Holy Spirit.
On this holy day, the Church raises her ancient and ever‑new invocation: Come, Holy Spirit; come and descend upon us. Our faith assures us that the Spirit has come and continues to come, for it was the Lord Jesus who prayed to the Father to send us the Advocate. As He says in the Gospel of John, Chapter 14: “If you love me, keep my commands. And I will ask the Father, and he will give you another advocate to help you and be with you forever.”
In today’s Gospel, the Risen Lord stands among His disciples and proclaims: “Peace be with you. As the Father has sent me, so I send you.” Then He breathes upon them and says: “Receive the Holy Spirit.” There is no doubt: the Spirit comes from the Father through the prayer and the saving work of the Son.
The question that remains for us is this: Will we truly welcome the Spirit who comes? He always answers our prayer “Come, Holy Spirit”—He comes and says, “Here I am.” But do we open our hearts to Him? To welcome the Holy Spirit is to allow ourselves to be recreated—and this requires courage. Yet our hearts, our communities, and our world long to be renewed by the Spirit of God, not by the many worldly spirits that surround us.
Let us consider three areas in which the Spirit desires to renew us.
First. In the Gospel, the disciples have locked themselves in a room out of fear. Many today also close their doors, their hearts, and their minds because of fear and suspicion. Walls built for security often become instruments of division, hostility, and violence. But the gift of the Holy Spirit breaks open closed rooms. He restores encounter, sends us forth as ministers of peace, and breathes new life into our fears. Will we welcome the Spirit, or remain behind our closed doors?
Second. In the Acts of the Apostles, the disciples wait in prayer and hope for the coming of the Spirit. The Upper Room becomes a place of expectation. When the Spirit descends, they go forth proclaiming the mighty works of God in Jesus. This is the message the Spirit inspires: not our achievements, but the wonders God has accomplished in Christ. Today, however, many wait not for the Spirit but for power, influence, or personal gain. The world speaks endlessly of me, me, me, making true communication and understanding impossible. The Holy Spirit desires to purify our witness so that our words and actions proclaim God’s works, not our own. Will we welcome the Spirit, or cling to our self‑centered ways of speaking?
Third. Saint Paul teaches that the Holy Spirit forms the Church as the one Body of Christ. As Christ was conceived in Mary by the Spirit, so the community of believers becomes the Body of Christ through that same Spirit. Animated by the one Spirit, the members profess one faith in the one Lord, use their gifts for the common good, and welcome people of every nation as brothers and sisters. Yet we know that diversity of charisms and cultures can become a source of rivalry and division. Communities risk multiplying “many lords,” many centers of authority. But the Spirit proclaims: Christ is Lord. He recreates the Church as one Body, living in communion and seeking the common good. Will we welcome the Spirit, or persist in our divisive ways?
Come, Father of the poor. Come, Giver of gifts. Come, Light of our hearts. Amen.
Chers frères et sœurs,
Nous nous unissons à toute l’Église pour célébrer la descente du Saint-Esprit, l’aboutissement du Mystère Pascal de Jésus et le commencement de la mission de l’Église.
D’une manière particulière, nous prions pour la famille religieuse et la mission de la Congrégation du Saint-Esprit. Aujourd’hui, plus que jamais, toute l’Église dit : Viens, Saint-Esprit. Viens, descends sur nous. C’est notre acte de foi : le Saint-Esprit est venu, et il continue de venir, car Jésus a supplié le Père de l’envoyer. « Si tu m’aimes, tu garderas mes commandements ; et moi, je prierai le Père, et il te donnera un autre Consolateur pour être avec toi pour toujours », dit Jésus dans l’Évangile selon saint Jean, chapitre 14.
Dans l’Évangile de ce jour, le Seigneur ressuscité dit à ses disciples : « La paix soit avec vous. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Puis il souffle sur eux et ajoute : « Recevez le Saint-Esprit. » Il ne fait aucun doute que l’Esprit vient, envoyé par le Père, à la prière et par l’œuvre du Fils.
La question cruciale est de savoir si nous allons pleinement accueillir, accepter et embrasser le Saint-Esprit qui vient à nous. Il n’y a aucun doute : l’Esprit vient, et il vient en réponse à notre prière « Viens, Saint-Esprit ». Et il nous dit : « Me voici ! » Mais le recevons-nous vraiment ?
Accueillir l’Esprit signifie être disposés à être recréés. Et ce n’est pas facile. Pourtant, nous — et le monde — avons besoin d’être recréés par l’Esprit, et non par d’autres esprits du monde.
Indiquons trois domaines que la mission du Saint-Esprit veut renouveler.
Premièrement.
Dans l’Évangile, le Seigneur ressuscité souffle l’Esprit sur des disciples enfermés par peur des Juifs. Beaucoup, aujourd’hui encore, ferment leurs portes, leurs maisons, leur cœur, leur esprit, leurs mains, par peur ou par méfiance envers les autres. Cela se voit entre tribus, groupes ethniques, alliances économiques ou militaires, et entre nations. Les portes closes, les murs élevés et imposants, l’indifférence sont souvent justifiés au nom de la sécurité, mais ils deviennent des instruments de haine, d’agression et de violence.
Avec le don du Saint-Esprit, Jésus met fin aux portes closes. Il rouvre les rencontres personnelles, il pousse hors de la chambre vers une mission de paix et de réconciliation. Le Saint-Esprit est le souffle de vie nouvelle de Jésus, celui qui nous fait sortir de nos enfermements.
La question demeure : allons-nous accueillir l’Esprit ou insisterons-nous pour rester dans nos chambres closes ? « Viens, Saint-Esprit. » Il vient… et dit : « Sors ! » Et nous répondons parfois : « Non, non… »
Deuxièmement.
Dans la première lecture tirée des Actes des Apôtres, l’Esprit descend sur les disciples qui attendaient sa venue. Avant son ascension, le Seigneur ressuscité leur avait ordonné de rester à Jérusalem et d’attendre la puissance d’en haut : « De Jérusalem, vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre. » La chambre haute n’était plus un refuge, mais un lieu de prière, d’espérance et d’attente patiente.
Quand l’Esprit est descendu sur eux, ils sont sortis de la chambre pour proclamer les grandes œuvres accomplies par Dieu en Jésus. C’était là le message central inspiré par l’Esprit Saint : les œuvres puissantes de Dieu en Jésus.
Avec ce message, l’Esprit leur a permis d’entrer dans les visions du monde, les mentalités et les langues des peuples venus de partout.
Et aujourd’hui, qu’attendent les gens ? En cette solennité de la Pentecôte, attendent-ils l’Esprit ? Peut-être… espérons-le. Mais, pour dire la vérité, même en pleine Pentecôte, beaucoup attendent plutôt plus d’argent, plus de pouvoir, plus d’influence, ou simplement le jour férié du lendemain.
Nous parlons moins des œuvres accomplies par Dieu que de nos propres succès, de nos exploits militaires ou du nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux. Le message central de la communication mondaine, c’est : moi, moi, moi. Cet égoïsme rend impossible la communication, le dialogue et la compréhension mutuelle.
Le Saint-Esprit, lui, guidera le contenu et la manière de notre témoignage missionnaire, sans nous centrer sur nous-mêmes ni sur nos propres succès. La question revient : accueillerons-nous l’Esprit ou insisterons-nous sur notre manière de communiquer ? Moi, moi, moi…
Troisièmement.
Selon saint Paul, l’Esprit donne à l’Église, Corps du Christ, sa configuration unique. Comme le Fils de Dieu s’est incarné dans le sein de Marie par la puissance de l’Esprit, la communauté des disciples devient véritablement Corps du Christ par ce même Esprit. Animés par l’unique Esprit, les membres du Corps professent une seule foi en un seul Seigneur : Jésus est le Seigneur. Ils mettent leurs dons et leurs charismes au service du bien commun et accueillent comme frères et sœurs des personnes de différentes nationalités et conditions sociales.
L’Esprit forme les membres de l’Église à l’image du Christ, la Tête. L’Esprit Saint crée l’Église comme l’image de l’humanité nouvelle en Christ.
Nous ne le cachons pas — et nous ne pouvons pas le cacher — : au sein de l’Église, la diversité des charismes et des origines devient parfois source de divisions, de compétitions destructrices et de multiplications des « seigneurs ». Par exemple, lors des mutations de curés, on constate qu’après vingt ans, certains considèrent encore l’émérite comme le véritable curé… et la communauté se retrouve avec beaucoup de « seigneurs ». Mais l’Esprit dit : le Christ est le Seigneur.
Je conclus.
Le Saint-Esprit recréera l’Église comme le corps unique du seul vrai Seigneur Jésus, vivant dans la communion et promouvant le bien commun. La question demeure : allons-nous accueillir le Saint-Esprit ou insisterons-nous sur nos manières qui souvent nous divisent ?
Viens, Père des pauvres.
Viens, donneur de dons.
Viens, lumière des cœurs.
Amen.
Caros irmãos e irmãs,
Juntamo-nos a toda a Igreja na celebração da descida do Espírito Santo, o culminar do Mistério Pascal de Jesus e o início da missão da Igreja. De forma especial, oramos pela família religiosa e pela missão da Congregação do Espírito Santo.
Toda a Igreja diz, especialmente hoje: Vem, Espírito Santo. Vem, desce sobre nós. É a nossa condição de fé que o Espírito Santo veio e continua a vir, porque foi Jesus quem implorou ao Pai que enviasse o Espírito.
Jesus disse: Se me amas, guardarás os meus mandamentos, e eu rezarei ao Pai, e Ele te dará outro Consolador para estar contigo para sempre (Evangelho segundo São João, capítulo 14).
Depois, como relata o Evangelho de hoje, o Senhor ressuscitado diz aos seus discípulos: A paz esteja convosco! Como o Pai me enviou, assim eu vos envio.
E, quando disse isto, soprou deles e disse: recebei o Espírito Santo.
Não há dúvida de que o Espírito Santo vem como aquele enviado pelo Pai através da oração e obra do Filho Jesus.
Acho que a questão crucial é se vamos abraçar plenamente, aceitar e abraçar plenamente o Espírito Santo que vem até nós.
O Espírito Santo vem, mas aceitá-lo-emos?
Não há dúvida de que Ele vem. Ele responderá a essa oração "Vem Espírito Santo". Ele dirá: "Aqui estou eu!" Mas será que o recebemos?
Receber o Espírito Santo é estar disposto a ser recriado. E não é fácil!
Mas nós e o mundo estamos dispostos a ser recriados pelo Espírito Santo e não por outros espíritos do mundo?
Vamos indicar algumas áreas que a missão do Espírito Santo deseja renovar: Três.
Primeiro, no Evangelho, o Senhor ressuscitado sopra o Espírito Santo sobre os discípulos que se trancaram numa sala por medo dos judeus.
Muitas pessoas fecham as portas, as casas, o coração, a mente, as mãos, por medo e suspeita dos outros.
Isto acontece entre tribos, grupos étnicos, alianças económicas e militares, e entre nações. Portas fechadas, muros altos e imponentes e a indiferença são justificados por razões de segurança, mas tornam-se veículos de ódio, agressão e violência.
Mas com o dom do Espírito Santo de Jesus vem o fim das portas fechadas, a retoma dos encontros pessoais, a saída da sala para uma missão de paz e reconciliação. O Espírito Santo é o sopro de nova vida de Jesus fora da sala fechada.
A questão: Vamos acolher o Espírito Santo ou vamos insistir em ficar nos nossos quartos fechados?
Vem, Espírito Santo! Ele vem... e diz "Ok, saiam da sala!"... Não, não, não...
Em segundo lugar.
Na primeira leitura, dos Atos dos Apóstolos, o Espírito Santo desceu sobre os discípulos que aguardavam a sua vinda.
Antes da sua ascensão, o Senhor ressuscitado ordenara-lhes que permanecessem em Jerusalém e esperassem pelo poder do céu; desde Jerusalém seriam testemunhas de Jesus até aos confins da terra.
A Sala Superior já não era um lugar de fuga, mas de oração, esperança e espera paciente.
Quando o Espírito Santo veio sobre eles, saíram da sala proclamando as grandes obras feitas por Deus em Jesus.
Esta foi a mensagem central inspirada pelo Espírito Santo, ou seja, pelas poderosas obras de Deus em Jesus.
Com esta mensagem, o Espírito Santo permitiu que os discípulos entrassem nas visões de mundo, mentalidades e línguas de pessoas de várias terras.
No nosso mundo de hoje, o que é que as pessoas esperam? Hoje, na solenidade do
Pentecostes, as pessoas esperam pelo Espírito Santo?
Talvez!
Esperemos que sim!
Para ser sincero, as pessoas também esperam durante a festa de Pentecostes, mais dinheiro, poder, influência, férias amanhã...
Não falamos das obras feitas por Deus, mas sim dos nossos sucessos, feitos militares e do número de seguidores nas redes sociais.
A mensagem central da comunicação mundana sou eu, eu, eu. Este egoísmo torna impossível a comunicação, o diálogo e a compreensão mútua.
O Espírito Santo guiará o conteúdo e a forma do nosso testemunho missionário, não focados em nós próprios e nos nossos sucessos. Não.
Mas a questão é: Vamos acolher o Espírito Santo ou vamos insistir na nossa forma de comunicar?
Eu, eu, eu...
E concluo.
Segundo a carta de São Paulo aos Coríntios, o Espírito Santo confere à Igreja, o Corpo de Cristo, a sua configuração única. Assim como o Filho de Deus encarnou no ventre de Maria pelo poder do Espírito Santo, assim a comunidade de discípulos se tornará verdadeiramente o corpo de Cristo através do mesmo Espírito Santo.
Como o único corpo de Cristo animado pelo único Espírito, os membros do corpo professam uma fé no único Senhor.
Jesus é Senhor.
Usam os seus dons, carismas, para o bem comum e acolhem pessoas de diferentes nacionalidades e condições sociais como irmãos e irmãs.
O Espírito Santo forma os membros da Igreja à imagem de Cristo, a Cabeça. O Espírito Santo cria a Igreja como uma imagem da nova humanidade em Cristo.
Não escondemos nem podemos esconder o facto de que, dentro da Igreja, existe a diversidade de carismas e grupos étnicos. Por vezes, é causa de divisão, competição destrutiva e multiplicação de senhores.
Quando há mudança de párocos, passados vinte anos, o povo ainda considera o emérito como seu Pároco. Assim, a comunidade tem muitos Senhores: Monsenhor, Monsenhor, Monsenhor... tantos senhores!
Mas o Espírito Santo diz Cristo é o Senhor.
(Oh, eles concordam!)
OK. Tenho de concluir.
O Espírito Santo recriará a Igreja como o único corpo do único verdadeiro Senhor. Jesus, que vive em comunhão e promove o bem comum.
A questão: Vamos acolher o Espírito Santo ou insistir nos nossos modos frequentemente divisivos?
Vem, Pai dos pobres,
Vem, portador dos dons,
Vem, luz dos corações.
Amém.