C’est un moment historique pour l’Église de Papouasie-Nouvelle-Guinée : le tout premier atelier international VIVAT s’est tenu du 14 au 18 septembre 2026 au Centre de conférences SVD de Madang, sur le thème : « Choisis la vie : protège la vie, fais-la grandir et épanouis-toi »
Cet atelier marquant, organisé par les trois congrégations membres de VIVAT en Papouasie-Nouvelle-Guinée – les Sœurs Missionnaires Servantes du Saint-Esprit (SSpS), la Société du Verbe Divin (SVD) et la Congrégation du Saint-Esprit (CSSp) – a réuni plus de 54 participants, parmi lesquels des membres de congrégations religieuses, des prêtres diocésains, des jeunes, des coordinateurs de Caritas, des représentants d’autres Églises et des laïcs venus de tout le pays.
L’atelier a permis de réfléchir à des questions d’actualité liées à la justice, à la paix et à l’intégrité (JPIC), notamment la violence basée sur le genre (VBG), la violence liée aux accusations de sorcellerie (SARV), l’écologie, la pauvreté et le chômage des jeunes.
L’atelier a été animé par des intervenants internationaux: Sœur Gretta Fernandes, SSpS, secrétaire exécutive de VIVAT International, à New York, qui a expliqué aux participants la signification de VIVAT – « Vie » –, ses objectifs, sa structure organisationnelle et comment la Papouasie-Nouvelle-Guinée peut s’y associer ; le Père Richard Quadros, SVD, coordinateur JPIC du Généralat SVD, à Rome, qui a aidé les participants à élaborer des plans d’action et à présenter les enjeux locaux au niveau mondial ; et le Père Fabian Kachi Adindu, CSSp, représentant de VIVAT auprès du Conseil des droits de l’homme à Genève, qui s’est joint à l’atelier via Zoom et a guidé les participants à travers la présentation de l’EPU, en félicitant la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour son engagement.
L’atelier s’est conclu par la constitution d’une équipe de coordination nationale de 14 membres, avec le révérend père George Kandwe Zubuga Ayikade, CSSp élu coordinateur national du réseau national VIVAT de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ça nous confère une grande responsabilité en tant que Spiritains et dans notre engagement sur les questions de JPIC, car les enjeux évoqués ci-dessus sont très concrets pour nos confrères qui vivent et travaillent en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Nos confrères ne vont pas seulement s’occuper de problèmes particuliers, mais d’un ensemble de ces défis sociaux dans leurs ministères paroissiaux. Les participants ont été chargés de prendre en compte les enjeux de la JPIC avec audace et de s’engager, ainsi que leurs ressources, pour cette mission. C’est un signal d’alarme pour nous, qui nous invite à réfléchir à la manière dont on pourrait encore renforcer notre participation à la JPIC.

Déclaration officielle
À la fin de l’atelier, les participants ont adopté à l’unanimité la déclaration VIVAT – Justice, Paix et Intégrité de la Création 2026 suivante :
Déclaration VIVAT – Justice, Paix et Intégrité de la Création 2026
Nous, participants à l’atelier international VIVAT, composé de membres de congrégations religieuses, de prêtres diocésains, de jeunes, de représentants d’autres Églises et de laïcs, réunis au Centre de conférences SVD de Madang du 14 au 18 septembre 2026, avons réfléchi sur le thème : « Choisir la vie : protéger la vie, la nourrir et la faire s’épanouir ».
Nous nous sommes réuni pour réfléchir, échanger, élargir et renforcer notre engagement à être une voix prophétique pour les personnes marginalisées et notre maison commune. On a entendu et vu que nos populations souffrent de violences liées au genre, de violences liées à des accusations de sorcellerie qui détruisent la dignité de la vie, surtout celle des femmes et des filles ; que nos océans, nos forêts et nos villages côtiers sont menacés par l’exploitation forestière illégale et l’exploitation minière, qui entraînent le changement climatique, l’élévation du niveau de la mer et la dégradation de l’environnement ; que beaucoup de nos jeunes sont au chômage et manquent de compétences, ce qui conduit à la frustration, à la criminalité, à la toxicomanie et à l’exode vers les centres urbains ; que la pauvreté reste une réalité quotidienne pour de nombreuses familles malgré la richesse de notre terre et de notre mer.
Nous avons vu les efforts d’organisations comme Caritas, le Melanesian Institute et le gouvernement pour s’attaquer à ces menaces sociales émergentes. Mais il reste encore beaucoup à faire pour endiguer ces problèmes. On a décidé de s’engager à mettre en œuvre notre plan d’action, pour prévenir la violence, protéger notre environnement contre les pratiques illicites, autonomiser nos jeunes, lutter contre la pauvreté et constituer une équipe de plaidoyer solide grâce à nos coordinateurs VIVAT/Justice, Paix et Intégrité de la Création. On appelle donc le gouvernement, les ONG, les responsables religieux et les chefs de tribu à travailler ensemble pour garantir que la dignité de chaque être humain soit protégée, entretenue et puisse s’épanouir.
Centre de conférences SVD, MADANG
18 septembre 2026

La nouvelle équipe nationale de coordination va maintenant commencer à mettre en œuvre le plan d’action et à préparer la prochaine étape de VIVAT en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
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